On va recadrer un peu avec tes premières questions. Pour commencer l'alimentation Seignalet, il ne faut pas se mettre des objectifs impossibles, sinon ça risque d'être trop difficile.
La nécessité, c'est l'exclusion du gluten, de la caséine des produits laitiers, ainsi que du maïs.
Les "traces" de gluten ou de produits laitiers ne sont pas un problème dans la grande majorité des cas. Sauf intolérance grave ou allergie. L'intérêt de commencer Seignalet c'est aussi d'éviter que l'organisme ne se sensibilise à ce point, justement. A priori Inutile donc de se ruiner en aliments "certifiés sans gluten" par exemple. Il suffit de lire attentivement la liste des ingrédients.
Le reste peut se faire progressivement : favoriser les cuissons douces, manger de plus en plus de cru.
Diminuer ou supprimer le soja.
etc.
L'idée c'est que cette alimentation est une base que l'on peut faire évoluer, suivant les résultats obtenus sur sa pathologie. C'est à chacun de trouver son équilibre, suivant sa pathologie, ses contraintes et choix de vie quotidienne.
début2galère a écrit :j'avais blindé mes courses avec ça aussi, je vais quand même finir mes yaourts et mon lait au soja avant de l’arrêter lui aussi car ça commence à faire vraiment cher tout ça.
Mais oui, no stress. Déguste ces produits au soja que tu viens d'acheter. Et la prochaine fois prends-en beaucoup moins, et un autre jour plus du tout, c'est tout.
début2galère a écrit :tu conseilles de manger de moins en moins de céréales (cuites donc), mais concernant le sport, que manger alors ? car les glucides sont vraiment une super source d'énergie.
Ce n'est qu'une piste à explorer si tu veux aller plus loin, mais ce n'est pas du tout nécessaire au début de l'alimentation Seignalet. Les exclusions du gluten, maïs et produits laitiers sont déjà beaucoup de boulot, concentre-toi dessus dans un premier temps.
Ce qui suit, c'est pour la culture, ou pour plus tard :
Peut importe qu'une graine soit ou non une "céréale". L'idée simple est que
toutes les graines sans coque ont investi dans des substances antinutritionnelles diverses pour se protéger et assurer leur germination. Nous résistons plus ou moins bien à ces substances (le gluten est une des pires pour notre système digestif sur le long terme), mais elles sont toutes source "d'encrassement" pour l'organisme (il doit fournir un travail pour les éliminer). A ces substances encrassantes par nature, s'ajoute le fait qu'on les cuise pour les consommer : cela casse les amidons pour faire plus de glucides assimilables, mais en contre-partie ou fabrique encore d'autres molécules encrassantes ("de Maillard", cette fois) issus de la réaction des glucides sur les protéines, mélange toujours présent dans ces graines.
Ce n'est pas trop un problème pour un organisme en pleine santé, mais pour un organisme déjà très affaibli, même du sarrasin peut être la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Les graines germées sont un cas à part : leur état en transformation leur confère un taux de molécules encrassantes minimal (+ consommation crue), pour un taux de vitamines maximal, elles sont donc clairement très bénéfique. Mais on n'en consommera jamais autant que des céréales cuites.
Les graines à coque (noix, fruits à coques, etc.) ont plutôt investi leurs ressources dans la fabrication de leur coque de protection, donc elles sont en général moins riches en substances encrassantes (ce n'est pas une loi absolue, car elles restent souvent très riches en phytates et oxalates par exemple). À ce titre elles sont intéressantes à consommer crues, mais il ne faut pas en abuser.
Au sujet des glucides, il est intéressant d'être au courant que la "pyramide alimentaire" des nutritionnistes est une invention de notre alimentation néolithique, et qu'elle est fausse.
L'organisme n'a besoin que d'une petite quantité de glucides pour fonctionner de manière optimale. Il peut même s'en passer après une période d'adaptation (alimentation ancestrale des Inuits), mais ce n'est pas optimal et peut être un stress pour certains organismes.
Les glucides (décomposés en glucose et/ou fructose après digestion) sont une super energie, mais ces molécules sont très réactives donc elles peuvent endommager l'organisme si elles sont présentes en trop grande concentration dans le sang, trop souvent. (Par glycation sur les protéines et les lipides insaturés, pas dans la poêle à frire mais à l'intérieur même de l'organisme.)
La voie inoffensive de gestion de l'énergie, à laquelle notre organisme est parfaitement adapté, ce sont les lipides. Tu as besoin d'énergie pour du sport : mange plus de lipides. Les glucides sont aussi utiles pour recharger les stocks de glycogène, mais une petite quantité suffit, il est inutile et contre productif de s'en gaver. Les glucides sont pour les efforts intenses de courte durée. Quand on remplace les glucides par les lipides, on observe une bien meilleure adaptation de l'organisme à l'endurance.
On parle ici de bons lipides : lipides saturés et mono-insaturés (ce sont les meilleures sources d'énergie), jamais hydrogénés, ni trop cuits.
Si tu as peur des lipides, ainsi que des saturés, cherche parmi mes messages et ceux de Nestor sur le forum.
