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Bonjour Gurdil !Cela me fait penser à un alcoolique qui, pour se rassurer et s'assurer que personne ne fait ce qu'il ne parvient pas à faire lui-même, empêche le sevrage des autres en les forçant à prendre un petit whisky tous les mois.Gurdil a écrit :Un médecin m'a dit qu'à force d'éliminer le gluten/le lait de mon alimentation, mon corps y devenait carrément allergique. Il m'a conseiller de continuer à en prendre 1/2 cuillère à café tous les 2 mois pour éviter ce phénomène.
Comme on l'a dit souvent sur ce forum, c'est une absurdité. Sans allergie pré-existante (donc non "développée"), personne ne tombe malade la toute première fois qu'il mange une céréale nouvelle comme du millet ou du quinoa, ni en en remangeant après une abstinence de plusieurs années.
On ne développe pas une allergie en supprimant un aliment, mais en saturant l'organisme avec (... ou bien en l'associant inconsciemment à une forte anxiété, sujet que je laisserai en suspens pour l'instant).
La sensibilité accrue à certains aliments allergènes est le phénomène de "sortie de tolérance" qui, quoi qu'on en pense, est bénéfique pour l'organisme sur le long terme.
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Cette sensibilité accrue est normale au début. Cependant si elle persiste avec le temps, ou pire, qu'elle s'accroit, c'est que la régénération de la paroi intestinale n'est pas suffisante, et que la maladie persiste. Ce n'est bien sûr pas dû à la suppression du gluten, caséine et maïs, mais cela signifie que l'alimentation Seignalet telle qu'elle est pratiquée n'est pas suffisante pour la pathologie de cette personne en particulier.
D'autres pistes sont alors à explorer :
- S'assurer qu'il n'y a pas de carences qui priveraient l'organisme des moyens de se régénérer correctement. En particulier pour les végétariens : protéines de nature et quantité adéquates, vitamines liposolubles et lipides non dénaturés en général, minéraux comme le zinc et le sélénium.
- Aller plus loin dans l'alimentation hypotoxique, donc se tourner vers l'alimentation paléolithique, ou le régime GAPS, ce qui permet de régénérer beaucoup plus vite la paroi intestinale et les fonctions digestives.
- Intégrer les aspects psychique et symbolique qui font partie de toute maladie, qu'on le veuille ou non. Parfois c'est mineur et on peut guérir d'une maladie sans s'y être intéressé consciemment. Parfois il est nécessaire de s'y intéresser de plus près, car certains stress ou anxiétés inconscientes peuvent retarder indéfiniment tout processus de guérison.
Pour finir, je rebondis sur le fait que l'arrêt du café ait été très bénéfique pour Olivier. Je ne sais pas si cela te concerne, Gurdil, mais cela pourrait profiter à de nombreux colocs.
Il ne s'agit pas simplement "d'éliminer un aliment de plus", car le café n'est pas "un petit plaisir comme les autres". Le café est certainement beaucoup plus nocif qu'on le croit, et cette prise de conscience est retardée par les articles que l'on voit circuler régulièrement pour vanter ses prétendus bienfaits... A quel prix ?!
Dès le début du 20e siècle, de nombreux naturopathes conseillaient déjà de ne plus consommer de café comme une priorité. Dans la logique d'une alimentation hypotoxique comme celle de Seignalet, ce devrait être une des premières chose à faire. Suite à sa torréfaction poussée, le café est particulièrement concentré en acrylamide, et en molécules-déchets de Maillard que nous cherchons à éviter en limitant les cuissons à haute température.
Ensuite, ce n'est pas un hasard que la caféine soit toxique pour de nombreux animaux et même pour les jeunes enfants dès de faibles doses. Par sa nature, le café est une charge pour l'organisme. Un excitant dont un effet secondaire est certes d'augmenter temporairement la rapidité intellectuelle, mais encore une fois, à quel prix ! Il accélère le métabolisme, mais ce n'est que pour éliminer plus rapidement la caféine de l'organisme, par le travail du foie (notre organe majeur de détoxification).
De la même manière que trop manger retarde l'auto-réparation de l'organisme en mobilisant d'autres fonctions de l'organisme, l'absorption chronique de café retarde la détoxination et la régénération de l'organisme en mobilisant son instrument principal (le foie) pour neutraliser la caféine. Certains ont même observé que les excitants comme le café épuiseraient la thyroïde et l'"énergie vitale" de l'organisme. Cela se comprend bien car ces excitants ne sont pas des potions magiques, ils n'apportent pas d'énergie supplémentaire à l'organisme, ils ne font que sur-mobiliser son énergie et ses capacités pendant un temps limité, ce qui signifie que l'organisme aura alors besoin de plus de repos par la suite. Si, comme les accros au café le font souvent, on reprend un café lorsqu'on ressent une fatigue une fois que la stimulation du premier café s'est dissipée, alors c'est le cercle vicieux qui mène l'organisme à l'épuisement, et empêche toute régénération en profondeur.
Je ne déclare pas que toute alimentation Seignalet devrait se faire sans café, mais il est clair pour moi que si l'alimentation Seignalet n'a pas les effets escomptés, alors la suppression du café est une mesure supplémentaire à prendre en priorité.





