Je suis heureuse de voir que je ne suis pas seule dans cette merveilleuse et troublante aventure. Quel bonheur de devenir maman mais qu'elle horreur de devenir spasmophile au même instant....
Je suis une femme de nature anxieuse depuis ma naissance mais jamais j'aurai cru en arriver à ce point. Tout a démarrer suite à une grosse fatigue post accouchement : entre allaitement, nuits courtes et course quotidienne mon corps n'a pas suivit et j'ai commencé par des malaise de tension.
Arrêt d'allaitement net oblige (tension à 7), sevrage difficile surtout pour moi, et première attaque de panique (palpitation, sueur, tremblement, sentiment d’irréalité). Du 2e au 7e moi de mon bout de choux, j'ai traversé cette lourde épreuve qui se traduisait par des crises d'angoisses aiguës, de l'agoraphobie de la phobie sociale, je n'étais bien que seule chez moi avec mon bébé.
Moi qui même enceinte était libre comme l'air, adorai faire les boutiques, les marchés, sortir voir du monde, je suis devenue une autre moi....esclave de mes peurs, de la peur de la peur.
J'ai pris mon courage à deux mains pour aller voir un psy car hors de question de stagner comme ça, j'ai fais l’effort d'affronter les crises, de ne plus les fuir, j'ai progressé mais cela n'allait pas assez vite. j'en pouvais plus de dépendre des autres pour aller faire mes courses pour moi ou m'emmener faire mes démarches (car incapable de me déplacer seule)
Mon généraliste et mon psy m’ont indiqué que dans ce genre de circonstance "phobique" le mieux était de prendre du Deroxat (antiphobique / antidépresseur) le temps que cela passe.
J'en étais tellement a bout et trop déterminé pour ne pas tester. J'ai donc démarré mon traitement il y a presque 2 mois.
Et miracle : Je me suis métamorphosée de jour en jour, j'arrive désormais à sortir, seule, sans ma poussette qui me servait de déambulateur, j'arrive à entrer dans les grande surface, à faire mes courses, prendre le bus, bref je suis de nouveau libre ! Et enfin j'ai réussis à reprendre une vie professionnelle et travaille depuis 3 semaines à temps plein sans aucune source de stress !
Aujourd'hui je ne regrette aucunement ma décision et ne souhaite qu'une chose, arrêter progressivement cette petite béquille pour ne pas dépendre d'un medoc.
Mais je reste néanmoins quelqu'un d'inquiet, de sensible, je sais que quand je sens l'angoisse monter, je me concentre sur ma respiration et pense positivement...
Voila mon histoire, si vous voulez plus d'info ou de conseil (car le médicament ne fait pas d'effet si l'on est pas dans une démarche de vouloir s'en sortir) n’hésitez pas à me contacter, j'ai tellement galéré que je vous aiderais comme je pourrais !
a bientôt






